L’opération la plus fréquente, et la moins chère
C’est le cas type de l’adaptation : la salle de bain existe, elle est fonctionnelle, seule la baignoire pose problème. La remplacer par une douche au même emplacement évite l’essentiel des coûts, parce que rien ne bouge.
L’arrivée d’eau chaude et froide est en place. L’évacuation de la baignoire se trouve déjà à l’endroit voulu, et son diamètre convient généralement à un receveur. La ventilation existe. L’emprise au sol reste identique, donc les cloisons ne bougent pas.
Il reste la dépose, la préparation du support, la pose et les finitions : d’où une fourchette qui démarre autour de 2 500 €, là où une douche déplacée dans la pièce dépasse vite le double.
Le déroulé, jour par jour
Jour 1 : dépose et préparation. La baignoire est démontée en limitant les dégâts aux revêtements alentour. Le support est mis à niveau, traité contre l’humidité, et la pente d’écoulement reprise si nécessaire.
Jour 2 : pose et raccordement. Receveur antidérapant, siphon, raccordement à l’évacuation existante, puis étanchéité périphérique. Les temps de séchage des produits imposent leur rythme : c’est ce qui empêche de faire l’opération en une journée.
Jour 3 : parois et finitions. Montage des parois, robinetterie thermostatique, barres d’appui, siège rabattable, joints et reprise murale.
Pendant ces deux à trois jours, la salle de bain est inutilisable. La question de la toilette doit être réglée avant le démarrage, surtout si la personne vit seule.
Le poste que les devis oublient
Le tablier de la baignoire masquait une zone qui n’a presque jamais été carrelée. Une fois la cuve déposée, apparaît une bande brute au sol et sur le bas des murs.
La reprise de ces surfaces fait partie du chantier et doit apparaître au devis. Sur un carrelage ancien, retrouver une faïence identique est rarement possible : il faut arbitrer entre un raccord visible et la reprise d’un pan entier, ce qui n’a pas le même coût. Poser la question avant signature évite la mauvaise surprise en fin de chantier.
Ce qui ferait sortir de la fourchette basse
Trois décisions font basculer vers une opération lourde :
- déplacer la douche dans la pièce, ce qui impose de créer une nouvelle évacuation et de reprendre les pentes ;
- passer en douche à l’italienne encastrée, qui demande de casser le sol pour loger le siphon dans l’épaisseur du plancher ;
- agrandir l’emprise au-delà de celle de la baignoire, en touchant à une cloison ou à un meuble.
Aucune n’est illégitime, mais chacune change la nature du devis. Si le budget est la contrainte principale, conserver l’emplacement exact est le levier le plus efficace.
Profiter du chantier pour tout poser d’un coup
Les murs sont ouverts pendant ces deux ou trois jours : c’est le moment où les renforts de fixation se posent sans surcoût. Une barre d’appui ajoutée six mois plus tard suppose de rouvrir la faïence, et une barre vissée sans renfort dans une plaque de plâtre cède au moment où l’on s’y raccroche.
Même si le besoin n’est pas encore là, faire poser les renforts pendant le chantier coûte peu et évite d’avoir à refaire.